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L'actualité de CENTURY 21 Agiport

Que deviendrait votre crédit immobilier en cas de retour au franc?

Publiée le 12/03/2017

Le retour au franc ne serait pas une bonne nouvelle pour les emprunteurs, qui pourraient être contraints de continuer à rembourser leur crédit en euros alors qu’ils seraient payés en francs.

Les propriétaires n’ayant pas fini de rembourser leur crédit immobilier n’ont a priori pas franchement intérêt à un retour au franc. «La règle qui prévaut est qu’un emprunt libellé en euros doit être remboursé en euros», explique Jean-Philippe Lambert, associé chez Mayer Brown.

» Lire aussi: Les taux de crédit immobilier attendus autour de 1,7% à la fin de l’année

Dans ce cas de figure, les emprunteurs seraient très exposés au risque de change. Le franc ayant toutes les chances de voir sa valeur chuter par rapport à la devise européenne, les mensualités des emprunteurs risqueraient fort de grever brutalement leur pouvoir d’achat. Une baisse du franc de 10% ou de 20% par rapport à l’euro représenterait en effet une hausse de leur mensualité d’autant, convertie en francs. Nombre d’épargnants verraient leur solvabilité menacée. Il leur serait possible de se couvrir contre ce risque de change, grâce à certains produits financiers, mais ceux-ci seraient d’autant plus chers que les perspectives d’évolution du franc seraient mauvaises.

En moyenne, les Français empruntent sur 17 ans selon Crédit logement. Les banques auraient donc tout intérêt à réduire ce risque, qui court sur toute la durée du prêt. Elles pourraient proposer à leurs clients de racheter leurs prêts en euros et de leur en octroyer de nouveaux, cette fois en francs. «Cela réduirait le risque de change pour tout le monde. Mais là encore, si les perspectives du franc par rapport à l’euro sont mauvaises, l’octroi de ces nouveaux prêts pourraient engendrer un surcoût», explique Julien Martinet, associé chez Jeantet.

Rachats de crédit

Difficile cependant d’anticiper complètement les conséquences d’une sortie de l’euro pour les emprunteurs, tant celles-ci dépendraient de ce que prévoit la loi. Le législateur pourrait ainsi décider de convertir tous les emprunts en francs. Dans ce cas, c’est sur la banque que reposerait la charge d’emprunter en euros tout en étant remboursée dans une monnaie de moindre valeur. Un scénario potentiellement ruineux pour elles.

«Dans ce scénario, les banques pourraient légalement considérer qu’il s’agit d’un événement significativement défavorable qui justifie qu’elles exigent le remboursement du prêt», explique l’avocat. Pour limiter les risques de défaut, elles pourraient là encore proposer de remplacer ces prêts par d’autres, à de nouvelles conditions, probablement moins avantageuses compte tenu de l’inflation et de la remontée de taux anticipée par les économistes. À moins que le franc ne s’apprécie par rapport à l’euro, ce dont doutent les experts, les emprunteurs comme les banques ont donc beaucoup à perdre à un retour au franc.

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